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mardi 21 janvier 2025

Tendre Violette 05 Lucye (Jean-Claude Servais)(BD)

 

Casterman 2003

Je suis venu à Servais via « L’almanach » (également connu, en parution initiale, sous le titre « Les diaboliques vol 1&2 »). Le style, proche de la nature, du dessinateur et le Fantastique classique du scénariste m’avaient plu. Ma présente lecture de « Tendre Violette » souhaite retrouver, à minima, les sensations éprouvées sur le fil de leur Imaginaire Fantastique commun.

« Lucye » est le cinquième volet de «Tendre Violette*», un cycle BD jusqu’alors signé en duo par Servais et Dewamme. Le premier cité, dessinateur, est désormais seul aux commandes. J’ignore les raisons de la désaffection du second, scénariste attitré. J’ai décidé de ne pas voir en son absence un manque mais un retour aux fondamentaux de la saga. « L’alsacien », le 4ème épisode, échappant au Fantastique ambiant initial qui m’avait tant plu, possède de bien d’autres qualités, entre autres historiques liées au contexte de la première guerre mondiale, mais ça ne fait pas tout. « Lucye » appartient tout entier à un Fantastique classique typé XIXème siècle. Un vrai plaisir d’immersion pour qui possède des affinités avec le genre.

Avec « Lucye », l’histoire de Violette se poursuit. Un épisode de plus (il y en aura 7). Il peut se lire indépendamment des tomes précédents. La compréhension globale n’en sera pas affectée. Mais tant qu’à faire, suivre la chronologie donnera du relief à certaines subtilités satellitaires qui font, aussi, le charme de la série…

Un coin de Meuse à l’orée de l’entre-deux-guerres. Une campagne verdoyante, de petits villages aux creux de vallons ensommeillés et assoupis. Violette, une jeune et belle sauvageonne qui, indépendante, solitaire et heureuse au fond des bois, vit de l’air du temps, de maraudes et de braconnages, de gibier, de vin et de cueillette. Elle côtoie des hommes à qui elle plait, se donne ; elle refuse de les épouser, les abandonne sans guère de remords ou la peine au cœur… A ses côtés, mystérieuse et trouble, Lucye la sorcière, vieille et ridée sous le poids des ans et de l’expérience ; philtres, tisanes, mandragore et élixirs ; elle semble, sans trop le montrer (y compris à l’intéressée) veiller sur Violette pour des raisons, sans doute à chercher dans le passé … Nous en saurons peut-être davantage...

Damien, le benjamin des frères Lamborelle, de riches propriétaires terriens, est l’amant de Violette ; c’est celui du moment, un parmi d’autres. Cette relation ne plait pas au reste de la fratrie, au père qui se meurt d’une bien curieuse langueur et à un amoureux brusquement éconduit, devant tout le monde, au café du village. Violette semble depuis la cible d’envoutements entre état de conscience cotonneux et déboires physiologiques.

Lucye entre alors en scène et …

Jusqu’alors, la part de Fantastique embarqué dans le cycle circulait en périphérie de l’intrigue, par touches légères, à l’occasion de non-dits scénaristiques et de vignettes à décrypter. Cette insertion à bas bruit contribuait à la tonalité générale trouble des épisodes antérieurs ; le lecteur y trouvait son content ; il était venu pour cette part d’irrationnel que maitrisaient parfaitement scénariste et dessinateur. Servais, à l’occasion de ce 5ème tome, désormais privé de scénariste à ses côtés, fait le choix de plonger à pleines brassées dans le genre, laisse remonter une intrigue qui, sous réserve de ne pas s’y perdre, brasse ingénieusement les thèmes traditionnels de la sorcellerie, de l’âme vendue au diable et de l’ubiquité (à moins que… !). Sabbat orgiaque sous la Lune, poupée de son hérissée de pics acérés, chèvre sacrifiée, chat noir, feu de bois sous les hêtres ancestraux, Diable cornu, trident et jambes de bouc… Le montage est surprenant, il peut dérouter à première lecture, mais, pour peu que l’on en trouve la clef, surprend et plait. Servais fait le choix de remonter aux origines de Violette, d’enfin en livrer des bribes (on en sait plus, à peine plus). Soigneusement masquées jusqu’à présent, les révélations imposent alors Lucye, la sorcière, au premier plan de la BD ; elle seule, sait, en effet, tout de Violette. Cette dernière, en conséquence, subit, endosse à l’épilogue un rôle secondaire

Les qualités graphiques de Servais ne s’érodent pas sur le fil d’une série BD qui a déjà ses aises et fait ses preuves. L’artiste aurait pu se passer d’efforts autres que raisonnables (d’autres que Servais sont tombés dans le piège du laisser-aller). Il fait le taf et bien au-delà, sert un graphisme de toute beauté, colorisé à l’avenant ; le résultat est toujours aussi envoûtant. Le portrait de Violette en 2D libère une fille sensuelle, belle et attirante, qui le sait et en profite ; c’est un fantasme de papier au corps divin. Celui de Lucye, à l’inverse, use des rides et crevasses liées au grand âge, sert une sagesse trouble qui ne livre pas le tréfonds de son être.

Rendez-vous au prochain épisode. Je n’y manquerai pas.

* Tendre Violette » l'intégrale des chroniques sur « La convergence des parallèles » :

01: Julien

02: La cochette

03: Malmaison

04: L'Alsacien

05: Lucye

06 : Les enfants de la Citadelle 01 

07: Les enfants de la Citadelle 02

samedi 18 janvier 2025

Tendre Violette 04 L’alsacien (Servais + Dewamme)(BD)

 

Les romans (A Suivre). Casterman Ed. (1986)

« L’alsacien » est le 4ème tome (sur 7) de « Tendre Violette », un cycle BD signé Servais (dessins) et Dewamme (scénario). Il est paru en 1986. Je l’ai lu en N&B (version originale) alors que les dernières rééditions lui offrent la couleur. Une pub incluse, ventant la collection Romans (A Suivre) dans laquelle est paru à l’époque « L’alsacien », annonce de « La bande dessinée à grand spectacle ». Y’a de çà. « Tendre Violette » fait son cinéma 75 pages durant. Les dessins délivrent des vignettes qui, en cinémascope ou en plans rapprochés, sont de toute beauté, à l’égal de celles des tomes précédents. La patte graphique de Servais fait à nouveau merveille. Bienvenue en pays graphique d’exception.

L’épisode courre de 1914 à fin 1918, s’insère par la bande dans le contexte historique guerrier de ces années-là. Le conflit, en background prégnant de l’intrique, croise à l’été 14 des uhlans à cheval et des soldats français en pantalons rouge garance bien trop voyants, montre bientôt une armée d’Occupation qui s’impose en force. C’est, en Meuse, l’heure de la débâcle française vers des positions militaires plus sûres. C’est, pour Violette et ceux qui sont restés au village, la dure vie campagnarde par temps de guerre, dominée par l’occupation teutonne qui réquisitionne à tours de bras : les logis, la nourriture, les animaux de trait et de basse-cour, les bras pour la moisson et la cueillette … et quelques fois les traitres qui ne sont pas à une collaboration près au service de l’Occupant.

Le scénariste convoque des personnages secondaires croisés dans les deux premiers tomes (cf « Julien » et « La Cochette ») mais abandonnés dans le troisième, « Malmaison ». Sale temps pour les de Croisette, par exemple, des nobliaux aisés, entrevus à l’ouverture de la saga : le fils, désormais mobilisé sur le front, qui s’était entiché de Violette au point de souhaiter en vain l’épouser contre l’avis familial ; le père au profil discret et bienveillant ; l’oncle aux instincts troubles et opportunistes. L’histoire s’étoffe de personnages forts, dont celui, nouveau au générique mais désormais au premier plan, de Karl Menzenberger, l’alsacien, ex-régisseur d’un domaine des alentours mis en déroute par les De Croisette et qui revient pour se venger d’un poste refusé… Il porte désormais l’uniforme allemand sur les épaules. Tout un village est sous sa coupe. Violette entre en résistance…

… la suite appartient au récit

Le récit est réaliste, n’emprunte que peu au Fantastique comme il le fit précédemment, le genre s'invite en portion congrue. Dommage, peut-être .. ! Violette, toute marginale et solitaire qu’elle fut avant-guerre, s’engage dans la clandestinité, défend sans rancune ces villageois qui jadis ne l’aimaient guère… Va-t-elle faire changer les choses ?

 Tendre Violette » l'intégrale des chroniques sur « La convergence des parallèles » :

01: Julien

02: La cochette

03: Malmaison

04: L'Alsacien

05: Lucye

06 : Les enfants de la Citadelle 01 

07: Les enfants de la Citadelle 02

 

 

mercredi 15 janvier 2025

Tendre Violette 03 Malmaison – Jean-Claude Servais + Gérard Dewamme (BD)

 

   
Réédition Casterman (1986) + Prépublication du premier épisode/6 dans le mensuel (A Suivre) n°66 (1985)

« Malmaison » est un roman graphique signé Jean-Claude Servais (dessins) et Gérard Dewanne (scénario). C’est le 3ème tome (sur 7) d’une série BD titrée « Tendre Violette ». Il fut, à l’origine, disponible en pré-publication N&B sous forme de feuilleton dans le mensuel (A Suivre) du n°66 au n°71, puis en album original (1984) chez Casterman dans la collection « romans (A Suivre) ».  Les rééditions seront (judicieusement ?) colorisées. Le noir et blanc possède le charme essentiel du travail graphique brut initial. La couleur resserre le regard sur les centres d’intérêt ; la lecture s’en trouve certes facilitée mais perd le charme de l’intention première.

Lecture faite, pour la présente chronique, via deux supports : une réédition de 1986, presque l’original, et le recueil n°12 du magazine (A SUIVRE) qui contint, de mois en mois, l’intégralité-feuilleton des 6 prépublications. Les deux versions sont en N&B…

Graphiquement, le ton est au grand spectacle, panoramique le plus souvent ; c’est une ode à la campagne du début XXème siècle ; la nature telle que dessinée par Servais s’y impose dans toute sa splendeur ; je suis très sensible au style de Servais qui nous plonge avec bonheur (presque sérénité) dans tous les détails de chaque vignette. Quant aux humains croqués, visages souvent en gros plans, ils parlent souvent d’eux-mêmes sans phylactère associé ; on y lit des pensées qui n’ont pas besoin d’explications, des tourments qui n’attendent que d’être exacerbés. Regards pénétrants, intrigants, énigmatiques, habités par une folie latente ou le désir de vengeance qui ne dit pas son nom, terrorisés par ce qui guette dans l’ombre au cœur de croyances ancestrales surgies de la nuit des temps. A l’opposé : faciès heureux et bienveillants, tendres et amoureux, en accord avec une vie simple. La dichotomie bien/mal est prononcée bien que certains personnages avancent masqués de l’un vers l’autre… la tragédie se dénoue entre ombre et lumière.

Les auteurs de la BD, à l’issue du diptyque inaugural (« Julien » puis « La Cochette), nous avaient, sans trop nous étonner, laissés sur des espoirs d’une suite. Le scénario embarqué comportait, semble t’il, des trous intentionnels où pouvaient s’insérer des éléments à suivre. Servais et Dewanne re-convoquent donc l’héroïne (bientôt enceinte) ; Lucye la guérisseuse et accoucheuse, intrigante et mystérieuse, ouverte aux choses de l’au-delà et aux moyens de les convoquer ou de les repousser ; Bourguignon le beau tailleur de pierre itinérant revenu d’Italie avec une passion pour la photographie (trois de ses clichés ramènent au tirage les fantômes d’un drame au bord du lac et au pied de l’abbaye proche). S’insèrent dans l’intrigue des personnages nouveaux : un médecin ténébreux, son valet à tout faire, nabot disgracieux au comportement trouble et malveillant, un haï de tous.

Philtres ancestraux sans nul doute magiques, tisanes curieuses aux recettes étonnantes, spiritisme obscur entre lumière et obscurité, silhouettes humaines en réduction dansant dans les flammes d’un feu de cheminée … tout folâtre dans un Fantastique léger proche de celui du XIXème siècle campagnard.  

Dominée par une grossesse compliquée, Violette perd son rôle principal et subit les événements ; les nouveaux venus, autour d’elle, s’agitent et imposent leurs ambitions malveillantes ou protectrices, tissent une atmosphère tendue et mystérieuse.

Qui pour suivre la grossesse ? Le toubib et son intriguant valet nain, ou la guérisseuse Lucye ? Deux conceptions opposées de la médecine, côte à côte, face à face, en ennemis éternels, KOs à points comptés. Le bébé nait … Qui, des deux, ou ensemble, à son propre profit, pour espérer en Violette enceinte un vecteur maléfique ? Il y a un parfum d’« Un bébé pour Rosemary » d’Ira Levin dans les prémisses et la conclusion du drame en cours.

… La suite appartient au récit… et révèle bien des surprises.

 Tendre Violette » l'intégrale des chroniques sur « La convergence des parallèles » :

01: Julien

02: La cochette

03: Malmaison

04: L'Alsacien

05: Lucye

06 : Les enfants de la Citadelle 01 

07: Les enfants de la Citadelle 02

 

dimanche 8 décembre 2024

Tendre Violette (Tomes 01&02) – Servais + Dewamme (BD)

 

Rééditions 2000

« Tendre Violette » est un copieux roman graphique franco-belge signé Jean-Claude Servais (dessins) et Gérard Dewamme (scénario) paru en 1982.

L’action se situe début XXème siècle dans la Meuse. Certains détails laissent penser que l’on n’est pas loin du premier conflit mondial. Un été campagnard ; la vie rurale en ces temps-là ; des touches de modernisme (une auto pétaradant de par les chemins, son conducteur, à l’air libre, emmitouflé de vêtements chauds, casquette et épaisses lunettes de conduite). Violette, dont on va suivre la destinée le long de 10 chapitres, une jeune, belle et libre sauvageonne, attend que se gorgent de sang les sangsues (pour le pharmacien) sur ses jambes nues, debout et robe retroussée, dans la vase d’une mare…

Servais donne le ton d’emblée, il sait dessiner la nature ; il en comprend les mécanismes et sait restituer la beauté de cette campagne du nord qu’il apprécie, verte, riante et ensoleillée ; ces bois et ces champs aux détours des chemins, ces croix de pierre à leurs croisées, les mares et les étangs; la brume du petit jour et le pourpre des crépuscules ; hêtres et pommiers en futaies et vergers, vaches dans les prés clôturés ; fermes et villages aux creux de vallons ensommeillés ; ruelles grossièrement pavées ; messes et fêtes dansantes dominicales. Une vie d’antan, de cartes postales jaunies ; des maisons serrées les unes contre les autres ; des gens pour y vivre, hommes de gros velours vêtus, femmes en longues robes noires et fichus. Et parmi eux, il y a Violette, la sauvageonne, qui, au fond des bois et dans sa masure seule, même une vie qui ne plait guère aux bigotes, aux notables hautains et méprisants qui la guignent et qui croient que tout leur est dû, aux gras paysans, à l’épicier-herboriste concurrent et aux sœurs qui dans leur couvent l’ont enfermée et cherchent à la mâter.

Violette est jeune, belle et désirable mais ne s’en laisse pas compter. Elle se montre libre, autonome, heureuse … mais pauvre. Qu’importe, la vie n’est qu’une fête même si souvent … tout n’est pas rose. Elle couche avec qui lui plait ; à son goût le beau et riche baron chatelain qu’elle refuse d’épouser (malgré le polichinelle dans le tiroir qu’il lui a collé), le jeune tailleur de pierre issu du compagnonnage qui s’en ira sur son tour de France. Elle se donne à une clandestinité tarifiée auprès de notables taiseux et hautains sur fond d’épouses jalouses et vengeresses.

Violette, un parler cru mais libre, un goût prononcé pour le vin au goulot, une vie dans les bois, lièvres au collet, une connaissance ancestrale de la flore, une certaine complicité avec la faune (un chat sauvage qu’elle seule approche), tisanes, baies sauvages et truites de braconnage vendues lors du marché hebdomadaire.

Un assassin dans les bois, un juge égorgé, une patte de loup pour brouiller les pistes, un couteau de surineur.

Des prétendants peu délicats et sûrs de leur faits que Violette rabroue. Une « guerre des boutons » entre villages voisins, des gendarmes qui enquêtent …

Et quand le Fantastique s’en mêle : le sabbat attend le point du jour pour que Satan et les villageois lâchent enfin leur proie et que Violette, enfin, s’ensauve : feux sous les arbres dans l’obscurité, pentagramme, chat noir et bouc sacrifié, druide, suppôts de Satan de pacotille … La suite appartient au récit.

(A SUIVRE) fut, de 1978 à 1997, un magazine BD mensuel, adulte d’intention, qui se spécialisa dans le 9ème Art dit d’«auteur» en ouvrant (entre autres) ses pages au roman graphique. Le cadre jusqu’alors restreint des 48 pages standards limitait les libertés de narration et de dessin. Le format retenu ouvre alors l’espace et attire créateurs et lecteurs. Jean-Claude Servais fut un de ces artistes maison (Gallimard) au service du projet (Tardi, Comes, Manara, Pratt… etc) ; tous y prépublièrent de bien beaux récits aux succès garantis et à la postérité offerts. « Tendre Violette » voit le jour dans la revue sous forme de feuilleton (10 chapitres) de 1979 à 1981 ; la parution en album suit en 1982, les rééditions ultérieures verront le volume initial scindé en deux parties qui seront colorisées.

C’est une belle réussite (des suites verront le jour) qui met en avant un scénario bien mené, touchant et tendre, un certain romantisme amer sur le fil de relations amoureuses décevantes, des situations qui flirtent avec le roman de terroir, le policier et le Fantastique, des personnages secondaires bien plantés, une héroïne attachante et vraie avec laquelle le lecteur entre en empathie …

Sur le fil de chapitres en one-shots, la récurrence de personnages tour à tour principaux puis satellitaires, l’ensemble prend la tournure d’un fix-up autour du destin de Violette. L’assemblage des évènements est crédible même si, parfois, de petites incohérences et non-dits non résolus émergent.

Servais et Devamme nous convient à un catalogue de vieilles cartes postales, celles d’un temps jadis maintenant effacé, paysages verdoyants, bourgs sous la neige, l’orage ou la pluie, petits métiers, notables endimanchés… Autant de dessins fidèles à ce que fut la réalité d’antan, de clichés quasi photographiques surgis du passé. N&B à prépublication et première édition, colorisation à réédition alors que l’on aurait pu s’attendre à des virages sépia à la manière photo de l’époque. C’est beau et le regard enthousiaste se perd, fouille les détails, cherche les ficelles du dessin, croit comprendre alors qu’il ne va que de surprises en surprises graphiques.

           Violette est belle et désirable. Servais la respecte. Rien en elle, ou si peu, de ces filles de papier promptes à montrer plus qu’il n’en faut. L’intrigue est au service de son féminisme, de l’histoire qui lentement ou brusquement avance ; on est loin de l’héroïne comme banal prétexte affriolant. D’autres épisodes attendent. J’aurai plaisir à revenir vers la douce et libre Violette, d’autant que des points d’ombre jusqu’alors à peine effleurés voilent encore son passé. Servais et Dewanne n’ont pas tout dit. (A SUIVRE).

 

 Tendre Violette » l'intégrale des chroniques sur « La convergence des parallèles » :

01: Julien

02: La cochette

03: Malmaison

04: L'Alsacien

05: Lucye

06 : Les enfants de la Citadelle 01 

07: Les enfants de la Citadelle 02


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